Autrefois, on prétendait que l'éducation était une denrée précieuse dont il était essentiel de ne pas laisser le monopole aux classes dirigeantes; le droit d'apprendre était donc une réclamation justifiée, et son extension à tous un progrès. Mais cela concernait la transmission des connaissances, pour laquelle il était nécessaire que l'impétrant fasse l'effort d'apprendre ce qu'il avait obtenu le droit de connaître.
Aujourd'hui l'Éducation (nationale ou privée) n'apparaît plus que comme soit un supermarché où les diplômes sont distribués avec plus ou moins de générosité et une absence totale d'équité aux consommateurs que sont les élèves et les parents d'élèves, soit une prison où sont enfermés ceux qui savent déjà tout ce dont ils ont besoin pour leur vie de prédateur criminel (les réseaux de vente de drogue, de racket, etc...) et où il convient d'introduire l'illégalité et le respect des non-lois du milieu. Mais est-ce que ces visions, qui ont en commun l'absence de travail d'acquisition des connaissances, sont compatibles avec une société viable? Et l'essentiel de l'enseignement, la qualité indispensable à son existence, n'est-il pas la recherche assidue par l'élève de connaissances et de travaux?
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