samedi 23 décembre 2006

Dresseuses

Un article du Nouvel Obs de cette semaine me fait réagir : sous le titre « Comment mater les machos », il explique comment une journaliste américaine s’inspire des recettes des dresseurs d’animaux pour donner aux femmes des recettes de dressage d’hommes. Même si à la fin de l’article le rapporteur nous précise enfin qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle forme de domination sexuelle, et termine en expliquant que la recette des dresseurs d’animaux est de ne pas dominer, mais accompagner, le biais traîne dans tout l’article, avec le sous-entenu numéro un comme quoi prendre les hommes pour des animaux c’est les rabaisser, leur enlever leur suprématie humaine, le sous-entendu numéro deux comme quoi ce type de recettes s’adresse exclusivement aux femmes pour leurs rapports avec les hommes, et quelques autres. Alors même que la leçon numéro un des dresseurs est passée sous silence : le dressage efficace est un partenariat, pas une domination. Si on veut apprendre quelque chose à un animal, l faut, d’abord, le traiter en partenaire, presque en égal, au moins en élève. Et la conséquence immédiate est que les recettes efficaces consistent à ne pas placer l’animal à un niveau sous-humain, à oublier toute idée de suprématie. Et, alors, les recettes de partenariat s’appliquent de la même façon à tout problème relationnel entre pairs, qu’il s’agisse de relations amicales (avec un humain ou avec un animal, ça ne change rien), professionnelles, commerciales, ou même conjugales ; et que le « partenaire majeur », celui qui s’inspire du dresseur, soit un homme ou une femme, que l’ »élève » soit un homme ou une femme, n’a rigoureusement aucune importance quant au fonctionnement de la règle de « dressage ». Bref, au lieu de re-signaler que le dressage d’animaux se résume, en quelque sorte, à les traiter en partenaires humains et que, de ce seul fait, les règles du partenariat humain sont de toute évidence utilisables pour les relations entre humains, que ce soit entre partenaires conjugaux ou partenaires amicaux, professionnels, commerciaux,… l’article semble présenter une nouvelle perversion dans les relations homme-femme. Et le dessin d’accompagnement grossit le trait…

Dommage ; bien présenté, l’article aurait pu s’avérer utile…

vendredi 1 décembre 2006

Le nom de mon blog

Je réutilise pour mon blog un nom qui ne dira sans doute rien aux moins âgés (je crois bien que la marque Félix Potin, magasins de proximité, a quasiment disparu, même si je retrouve un site qui indique encore quelques magasins dans le sud de la France). En fait l'appelation "Pensées de félix Potin" avait été imaginée par les élèves de certaine classe de maths sup pour les aphorismes plus ou moins en rapport avec le cours dont notre professeur de mathématiques M Jacques Syros parsemait son cours pour l'amusement général. Les élèves de l'année qui a précédé la mienne lui avaient donc remis à la fin de l'année un cahier où étaient relevées certaines de ses remarques, cahier intitulé "Les pensées de Félix Potin". Amusé, M. Syros faisait donc, l'année où j'étais son élève, toujours précéder ses nouvelles plaisanteries de "Voici une nouvelle pensée de Félix Potin à relever pour votre cahier".
Bon, je reprends le titre, avec une pensée émue pour mon ancien professeur, et avec l'idée de mettre sur ce blog des réflexions mi-sérieuses, mi-drôles, sur différent points de langage (emploi incorrect de mots), philosophie, actualité, politique, bref tout ce qui me passera par la tête et que je désire partager avec d'autres et discuter ; des opinions qui, en général, seront les miennes sauf indication contraire (bien sûr, je récuserai toute citation partielle qui ne serait pas dans l'esprit de la formulation initiale) et, éventuellement, susceptibles d'évoluer au cours de la discussion.
Bonne lecture.