vendredi 15 juin 2007

Libéraux et anti-libéraux

Il y a des mots qui me font bondir. Pour un socialiste pour qui, selon la phrase de Durutti, « no hay libertad sin socialismo ; no hay socialismo sin libertad », que ceux qui veulent réduire l’Etat français à une accumulation de féodalités économiques (à la place des anciennes féodalités d’origine militaire, les nobles étant les descendants des capitaines des rois) s’intitulent « libéraux » est une violation insupportable du mot liberté ; comme si la liberté était substituée à l’impunité des criminels économiques. Moi je les appelle « néo-féodalistes » et j’aurais presque envie de les traiter d’« impunistes » puisque leur revendication, c’est le droit de violer impunément les lois sociales.

Quant aux « anti-libéraux », c’est encore pire pour moi : ils revendiquent une dictature, ou quoi ? Encore que dans certains cas ils réclament encore la prétendue « dictature du prolétariat » (lire dictature de chefs de gangs sur le prolétariat), donc l’anti-libéralisme est effectivement le nouveau nom du totalitarisme ; mais les autres, ceux qui prétendent être de gauche ? ne devraient-ils pas dénoncer l’abus criminel commis par les néo-féodalistes et revendiquer un vocable compatible avec des idées socialistes, c.a.d. celui d’anti-féodalistes ou d’anti-impunistes ? Ou, s’ils veulent chercher un eu dans leurs livres d’histoire, rien ne les empêche de reprendre le nom de jacobins, qui me semble-t-il s‘applique parfaitement à l’opposition actuelle.

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