Ce que l’ "incident de Malte" révèle est, d’une manière que personne ne pourra plus nier, si ce n’est pour des raisons tactiques, la prise de possession du pays entier par celui qui a utilisé Nicolas Sarkozy comme prête-nom, parce qu’il estimait ne pas avoir le charisme de son modèle Silvio Berlusconi. En offrant au susdit prête-nom un séjour de vacances qui le consolera de la pénibilité des cinq ans d’Elysée qu’il va devoir assumer, Vincent Bolloré a affiché haut et clair qui est désormais titulaire occulte et non élu de la magistrature suprême, et employeur du prétendu Président de la République : le capitaine d’industrie et futur propriétaire de plusieurs titres majeurs de la presse française, celui qui, par des articles juste déformés à souhait, a su détourner le cœur de l’électorat socialiste, les lecteurs de l’ex-quotidien « de gauche » Le Monde, d’un vote conforme à leurs idées, le futur Berlusconi français Vincent Bolloré. Ne pas voir que, par son « cadeau » à son « ami » Sarkozy il a revendiqué haut et clair la répartition des rôles qu’il estime juste, lui aux idées et son prête-nom à l’Elysée, demande maintenant un aveuglement coupable dont, hélas, l’électorat français ne demande que l’occasion de faire preuve, si on ne l’en empêche pas. Les commentaires pseudo socialistes du Monde, l’un pour reprocher à Ségolène Royal la défaite qu’elle seule aurait pu éviter, l’autre pour présenter Sarkozy comme un « démocrate de gauche » ne font que surenchérir sur cette tactique et cette volonté de diriger la France par presse interposée de Vincent Bolloré. Que la société française, et le PS en particulier, ne se trompe plus d’adversaire. Sarkozy n’est qu’un camouflage et le porte-parole efficace de l’adversaire réel.
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