Je n'ai pas suivi le débat d'hier, mais quelques phrases du candidat néo-féodaliste (la libération des patrons des contraintes sociales, j'appelle ça du néo-féodalisme) étaient basées sur la vision de l'impôt sous son seul aspect de charges que l'état gourmand essayerait d'élargir au maximum pour le seul plaisir de remplir ses caisses; cette vision, tout à fait normale dans une pensée féodaliste, est tout à fait incompatible avec tout questionnement sur le rôle de l'Etat et la nécessité, réelle, de disposer des moyens de remplir ce rôle.
Dans la vision sociale, l'impot est seulement le moyen pour l'Etat de pouvoir assumer ses tâches; les impôts doivent être décidés exclusivement en foncrion des besoins (ce qui, soit dit entre parenthèses, rend incorrect l'idée d'un impot punitif comme l'est l'impôt sur la fortune, même rebaptisé Impôt de Solidarité); à la lmite et même si la tachede redistribution est aussi une tache de l'état, le moyen de l'assurer devrait être séparé des impôts "ordinaires".
Et plutôt que de remplir d'abord les caisses le plus possibles en créant des charges plus ou moins supportables par les contribuables, l'organisation des actions nécessaires en fonction de leurs nécessités, puis la décision de répartir le financement de ces actions par des prélèvements adaptés, demande une remise à plat de tout le système, et d'abord l'inversion des priorités entre le prélèvement de l'impot et l'utilisation des fonds recueillis.
Les charges ne doivent pas être imposées pour le plaisir ou parce que c'est possible; elles doivent n'être mises en forme et réparties qu'après le débat sur les nécessités...
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