Régulièrement, la question de savoir ce qui est permis aux non-musulmans dans les pays non islamiques se repose: affaire des caricatures de Mahomet, programme de l'Opéra de Berlin, etc...
La question posée est de savoir si, sous prétexte de respect des minorités, la loi islamique ne doit pas être appliquée dans tout pays où habite un musulman. Exagéré? Non, justement. Les réactions des musulmans dans leurs pays d'accueil, l'influence croissante des islamistes, se résument à ça: la liberté religieuse de l'Islam passe par l'interdiction de toute liberté non islamique, l'application de la loi islamique la plus sévère dans tout pays où la communauté musulmane dépasse 1 personne.
Les islamistes n'ont pas inventé ce genre de procédé de tout exiger au nom de leur liberté d'exister et du respect de leurs choix; les missionnaires chrétiens d'autrefois auraient bien voulu pouvoir exiger l'application de leur façon de concevoir le monde dès qu'ils entraient dans un pays.
La différence, c'est qu'aujourd'hui, entre l'exagération par les pays démocratiques du droit à la différence devenu pour les islamistes le droit d'imposer leur vision du monde à tous et les craintes de réactions terroristes au seul exercice du droit de ne pas être musulman dans un pays non islamique, eux risquent de gagner cette gageure: imposer l'intolérance islamiste au nom de la tolérance de l'Islam.
vendredi 2 mars 2007
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